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      Pêche et ostréiculture
 
 

 

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Le prochain Comité de Sélection DLAL aura lieu en juin 2021.

 

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Conception d'un navire polyvalent pour le nettoyage des parcs et des friches ostréicoles du Bassin d'Arcachon

 

Axe 4 Maintenir le bon état écologique et fonctionnel des zones de production
Action 4.1 Préserver la qualité chimique et microbiologique des eaux pour avoir un milieu productif et maintenir les fonctionnalités
Bénéficiaire Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon-Aquitaine
Budget 285 500€ HT (114 200€ FEAMP, 114 200€ Région, 57 100€ CRCAA)
Description

Le Bassin d'Arcachon compte aujourd'hui 390 concessionnaires ostréicoles pour une surface concédée de 680ha contre 1736ha en 1960. La réduction brutale du domaine exploité, associée à une forte reproduction naturelle de l'espèce Crassostrea Gigas, a entraîné la formation de vastes zones de friches ostréicoles estimées, par l'AAMP en 2011, sur 1000h, à 65 000t d'huîtres vivantes « sauvages » ainsi qu'une quantité de 50 000t d'huîtres mortes sous forme de massifs huîtriers. Les stocks « sauvages » participent par leur reproduction au potentiel de captage de naissain naturel pour les producteurs. Par contre, ils constituent un compétiteur trophique et potentiellement un foyer pathogène, des entraves à l'hydraulique, préjudiciables à l'écosystème ou pouvant présenter un risque pour la navigation.
Au regard de tous ces éléments, le plan de gestion du PNM, a fixé comme objectif de réhabiliter 75% des friches ostréicoles d'ici 15 ans. Enlèvement des dépôts sédimentaires, élimination des déchets anthropiques et régulation des stocks d'huîtres sauvages sont donc des enjeux majeurs pour l'ostréiculture, l'environnement ou la navigation, mais également pour l'image du Bassin d'Arcachon.

Aujourd'hui, le CRCAA dispose d'un navire de nettoyage, qui date de 1993. Équipé de 4 trémies d'un volume unitaire de 10m3, il peut transporter un engin mécanique équipé de chenilles large pour descendre sur les parcs et ainsi rassembler les huîtres et/ou le sédiment, qui sont ensuite chargés dans les trémies avec la grue du navire. Depuis 2015, le CRC et les services de l'Etat ont mis en place des programmes de réhabilitation pour intervenir sur des zones globales et de façon collective. Cela correspond à la volonté de la filière ostréicole de reconquérir le front de friches et de mettre fin au phénomène de densification des zones océaniques. Toutefois, l'Estey montre désormais ses limites (âge, capacité d'emport limitée, conditions de travail difficiles), qui conduisent à une rentabilité insuffisante et à la nécessité de réfléchir à de nouveaux moyens.

L'enlèvement des dépôts sédimentaires, l'élimination des déchets anthropiques et la régulation des stocks d'huîtres sauvages sont donc des enjeux majeurs pour l'ostréiculture, l'environnement ou la navigation, mais également pour l'image du bassin d'Arcachon.

Afin de tester une nouvelle méthode de travail, différente de celle de l'Estey, le CRCAA et le SIBA ont souhaité réaliser un test sur une zone déterminée avec les moyens nautiques du Département de la Charente-Maritime. Ainsi le SIBA a affrété en février 2018, un navire moderne, la TREZENCE, pour des interventions tests sur le banc des Jacquets. Aucun emport, autre que celui des déchets anthropiques, n'a été réalisé. L'essai a été qualifié de positif et renouvelé en 2019, mais la disponibilité estimée de La Trézence à deux mois annuellement pour le bassin ne répond pas à elle seule aux objectifs de surface annuelle à réhabiliter, et sa méthode sans emport, n'est pas adaptée à toutes les zones.
Parallèlement, le programme DLAL du Bassin d'Arcachon-Val de l'Eyre a soutenu une étude portée par la COBAS, en partenariat avec le CRCAA, et menée en 2017 et 2018, pour le déploiement d'une économie circulaire de valorisation des coproduits coquillers. Cette étude a été réalisée pour répondre à plusieurs défis qui se posent aujourd'hui en matière de valorisation des coquilles d'huîtres, notamment le stock d'huîtres sauvages présent dans le milieu. Cette étude conclut à la faisabilité de valoriser à terre un volume important de coquilles, même si les pistes sont encore à poursuivre aujourd'hui.

Toutes ces expériences et réflexions ont mené le CRCAA à envisager la construction d'un nouveau navire de nettoyage des parcs et des friches ostréicoles du Bassin d'Arcachon. Pour répondre aux besoins identifiés, ce navire devra, entre autres, être polyvalent, permettre l'emport suffisant de matière et matériel, avoir un tirant d'eau faible pour pouvoir intervenir sur les parcs, offrir de bonnes conditions de travail, permettre le lavage des coquilles à bord et le tri des déchets, disposer d'une propulsion innovante et peu consommatrice en énergie...

Le concept de futur navire et de ses outils de travail répondra aux principaux objectifs identifiés :

  • Travailler sur de grandes zones d'un seul tenant, tout en conservant une polyvalence d'action,
  • Répondre aux enjeux de traitement et de valorisation des déchets retirés en mer,
  • Répondre aux enjeux de la transition énergétique avec l'adoption d'énergies alternatives.
  • Améliorer les conditions de travail à bord.

Le projet soumis au titre du DLAL concerne la partie de conception du nouveau bateau et de ses outils de travail. Le dossier comprend différents types d'accompagnement pour permettre au CRC de définir le concept de futur navire et de ses outils de travail. Il doit permettre d'aboutir à un appel d'offre pour la sélection du chantier naval qui se verra confier la construction du bateau.

Résultats

Projet en cours

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